Orchestre scolaire

Le 19 Janvier, semaine du Son, l’Association Musicale Vivaldi et l’Ecole Pierre Foncin de Paris 20ème, ont invité l’école Guy Moquet de Nogent sur Marne, à jouer ensemble. Plus de 100 élèves, violon, violoncelle, ont joué ensemble.
Un moment incroyable et inoubliable pour tous ces enfants, et pour les deux professeurs : Marie-Laure Paradis pour l’école Guy Moquet et Aurore Baudouin pour l’école Pierre Foncin.
Photos et vidéo bientôt sur le site.
Merci à tous et à toutes.

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Comme Martin Luther King, DRaPOS a fait un rêve : faire naître et  entendre un orchestre dans chaque école de France.

DRaPOS affiche ses utopies et poursuit sa route.
DRaPOS, guetteur et passeur, écoute, observe, entend et partage.
DRaPOS,  ses amis et partenaires (Coups de Vents, les Petites Mains Symphoniques, la Semaine du Son,      Vivaldi a Dit, Passeurs d’Arts et bien d’autres…) militent pour une vraie démocratisation des pratiques musicales collectives en milieu scolaire, avancent et tendent sans cesse      vers leur idéal. Des professionnels, artistes, pédagoques, travaillent  chaque jour pour proposer des contenus adaptés, renouveler, diversifier  et enrichir les répertoires.      Ensemble nous conjugons excellence et démocratisation.
Malgré les difficultés quotidiennes organisationnelles et financières réelles auxquelles nous sommes confrontés, nous devons inscrire en lettres      d’or sur la couverture de notre Livre Blanc « le droit à la musique pour tous » et collaborer efficacement avec l’Education Nationale et ses acteurs. Oui, chaque école de France a droit à      son orchestre, à sa chorale. Non, l’argent ne peut, à lui seul, être un obstacle au développement de ce média social, humain et culturel d’exception.
Dans certaines villes des classes entières s’initient et vivent la musique ensemble avec des instruments que les      enfants fabriquent eux-mêmes. Les résultats sont éblouissants et à moindre prix, le plaisir de créer, de jouer et de vivre ensemble devient à la portée de tous.
La Semaine du Son a souhaité mettre en exergue ce phénomène sociétal en pleine effervescence et propose la Journée      Nationale des pratiques musicales collectives (chorales et orchestres) en milieu scolaire le jeudi 19 janvier 2012. France Télévision en est le principal partenaire.
DRaPOS coordonne cette      magnifique opération et vous invite à vous y associer pleinement en organisant chez vous ou près de chez vous, un concert exceptionnel,      un concert qui appellera d’autres écoles et collectivités à s’inscrire dans cette démarche de démocratisation des pratiques musicales collectives.
Le 19 janvier 2012 des centaines d’orchestres joueront en même temps, en France et dans les pays partenaires de la Semaine du      Son.
Une oeuvre commune est en cours de préparation et pourra être téléchargée  gratuitement sur le site de DRaPOS. Une  oeuvre simple adaptable à tous types de formation qui  résonnera au même moment dans tout le pays.
Gageons que cette journée nationale du 19 janvier 2012 restera dans les mémoires et impacteront positivement  l’avenir.

LE PROJET

Il s’agit de proposer à des classes d’écoles élémentaires d’avoir accès à un parc d’instruments à cordes, fournis grâce à différents partenariats et de monter un projet de musique d’ensemble sur 3 ans, que les enfants soient musiciens ou non au départ..

Aurore Baudouin, directrice pédagogique et ayant déjà participé à d’autres  Orchestres à l’école est en charge de plusieurs classes (CP, CE1, CE2) au sein de l’établissement en collaboration avec un professeur de musique de la ville de Paris et l’équipe pédagogique de l’école. Elle vous fait part de son expérience :

« Ce projet  a débuté cette année en novembre 2010 avec l’école Pierre Foncin paris 20ème. La pratique instrumentale de groupe est au centre même de ce projet qui touche pour sa première année 8 classes, c’est-à-dire 200 élèves des classes de CP au CE2.

« Rendre la musique accessible à tous » tel est l’objet de notre démarche. L’école est l’endroit par excellence où l’on peut amener la musique à un maximum d’enfants.

Le projet s’oriente autour des instruments à cordes notamment le violon pour la première année puis par la suite les enfants découvriront l’alto et le violoncelle.

Le travail pédagogique reste au centre même de la pratique instrumental de groupe.

Marie-Laure Paradis, pionnière en France  avec son travail à Nogent-sur-marne et l’écriture de sa méthode, est un modèle dans le domaine  et montre, par le résultat qu’elle obtient tous les ans, que c’est un projet qui apporte beaucoup aux enfants, mais également à l’école et à son environnement. »

Aurore Baudouin, Professeur de violon Orchestre à l’école

Spectacle Aurore Ecole Paris 16-06-2011 042_0001

http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_374021/ecole-foncin-une-ecole-orchestre-a-paris

Le spectacle à l’école Pierre Foncin, Paris 20ème, le 16 Juin 2011:

    Témoignage:
Dans les classes orchestres de France, les 9/10è sont des orchestres à vent.
Sur les dix années consacrées aux orchestres à l’école, je me suis employé à encourager les dernières sur les cordes plutôt que les vents tant la disproportion me paraissait importante… Tellement qu’aujourd’hui, je suis bien plus inquiet pour le devenir du développement de cette dernière famille d’instruments. C’est vrai, Michel : aucun instrument n’est facile… Mais tous les instruments sont possibles et il n’est pas question de réserver telle ou telle famille à une catégorie d’individus plutôt qu’à une autre.
Ce qui compte est qu’il y ait des intervenants de qualité, quelle que soit leur discipline. Sur les terrains où ces classes existent, Marie-Laure et Aurore étaient présentes pour développer leurs compétences, et il n’y avait aucun vent pour faire le travail ! Alors quand l’annonce d’une création comme cette nouvelle classe parisienne arrive, personnellement, je me réjouis et j’ai plutôt envie d’élever une statue à ces filles formidables qui réussissent à abattre des barrières incroyablement hautes. Elles interviennent, vraiment, en milieux de grande difficulté et se donnent avec beaucoup plus de générosité que bien des hommes ne le feraient. Leur énergie, leur acharnement à pratiquer leur méthode de pratique collective est remarquable…
Je sais que votre remarque était empreinte d’une réaction à ce qui se passe dans certaines écoles de musique ; un certain dédain des vents venant de la part des cordes… Heureusement, ce sentiment n’existe pas dans nos classes orchestres où chacun sait que la Musique sauve, et c’est vraiment tout ce qui compte.
Jean-Claude Decalonne Fondateur de Drapos
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